Que nous réserve le ciel de juillet 2026 ? Conjonctions planétaires, nuages noctulescents et étoiles filantes, sur fond de préparation de l’éclipse solaire du mois prochain : découvrez tous les rendez-vous astronomiques à ne pas manquer !
🌗 Phases lunaires
🗓 Calendrier du mois
Date
Événement
Heure
Conditions d’observation
01 juillet
Début de la chasse aux nuages noctulescents (voir Focus)
23:00
A l’œil nu
04 juillet
Conjonction Mars – Uranus (<1°)
Aube
Telescope
06 juillet
La Terre est à l’aphélie (voir Focus)
–
–
08 juillet
Conjonction Lune – Saturne (7°)
Aube
A l’œil nu
17 juillet
Conjonction Lune – Vénus (4°)
23:00
A l’œil nu
24 juillet
Conjonction Lune – Antares (1,3°)
23:00
A l’œil nu
28 juillet
Maximum des Gamma Draconides (ZHR=5)
–
A l’œil nu Camera GMN
🔍 Focus sur…
… les nuages noctulescents.
Leur nom signifie littéralement « qui brillent la nuit », et pour cause : ces fins voiles bleutés et argentés restent visibles après le coucher du Soleil, alors que le ciel est déjà plongé dans l’obscurité.
Ces nuages sont les plus hauts de l’atmosphère terrestre. Ils évoluent dans la mésosphère, entre 75 et 90 kilomètres d’altitude, bien au-dessus des nuages météorologiques habituels qui dépassent rarement 12 kilomètres. À cette hauteur exceptionnelle, ils sont encore éclairés par les rayons du Soleil alors que les couches inférieures de l’atmosphère sont déjà dans l’ombre de la Terre.
Les nuages noctulescents sont composés de minuscules cristaux de glace formés autour de fines poussières présentes dans la haute atmosphère, notamment d’origine météoritique. Ils apparaissent principalement durant les mois d’été, aux latitudes moyennes et élevées, peu après le coucher du Soleil ou avant son lever.
Observés pour la première fois à la fin du XIXe siècle, ils restent aujourd’hui un sujet d’étude important pour les scientifiques. Leur formation dépend de conditions très particulières de température et d’humidité dans les couches les plus élevées de l’atmosphère. Leur fréquence d’apparition pourrait également être influencée par les activités humaines et l’évolution du climat.
Photo @Matthias Süßen
… l’orbite terrestre.
Contrairement à une idée répandue, la Terre ne tourne pas autour du Soleil sur un cercle parfait. Son orbite est une ellipse très légèrement aplatie, caractérisée par un paramètre appelé excentricité. Pour la Terre, cette excentricité est faible (environ 0,017), ce qui signifie que notre planète reste presque à la même distance du Soleil tout au long de l’année.
Au cours de sa révolution annuelle, la Terre passe par deux points particuliers. Le périhélie, début janvier, correspond au moment où elle est la plus proche du Soleil, à environ 147 millions de kilomètres. À l’inverse, l’aphélie, début juillet, marque la distance maximale, proche de 152 millions de kilomètres.
Cette différence d’environ 5 millions de kilomètres peut sembler importante, mais elle n’est pas responsable des saisons. Celles-ci sont principalement dues à l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, qui modifie l’angle d’éclairement du Soleil au fil de l’année.
Schéma @IMCCE/Patrick Rocher
🪐 Les planètes du mois : Mercure, Jupiter et Uranus
Mercure reste très difficile à observer ce mois-ci en raison de sa proximité avec le Soleil.
Vénus domine le ciel du soir et attire immédiatement le regard au crépuscule. Elle est en phase gibbeuse avec 60 % de son disque illuminé.
Mars apparaît en fin de nuit, juste au-dessus de l’horizon. Son éclat demeure modeste et son diamètre est assez faible.
Jupiter n’est pas observable durant cette période. La planète géante se rapproche progressivement du Soleil et sera en conjonction avec celui-ci à la fin du mois.
Saturne bénéficie de conditions favorables avant l’aube dans la constellation des Poissons. Ses anneaux restent largement visibles avec une ouverture de près de 10°.
Uranus peut être repérée dans les dernières heures de la nuit, située dans le Taureau, à l’ouest de Mars.
Neptune est observable en fin de nuit à l’ouest de Saturne, culminant à environ 45° de hauteur
Ephémérides
01 juillet 2026 15 juillet 2026 31 juillet 2026
– Généré avec le logiciel Carte du Ciel –
✨ EN BONUS ✨
Dans un mois exactement, le Soleil offrira à toute la France un rendez-vous exceptionnel : une éclipse partielle de Soleil très marquée. Il est temps pour les astronomes amateurs comme pour le grand public de préparer leur observation. Vérifiez dès maintenant l’état de vos lunettes spéciales éclipse et de vos filtres solaires pour jumelles, lunettes et télescopes : tout matériel endommagé ou non conforme doit être remplacé. Pensez également à réaliser quelques essais de votre équipement avant le jour J. Le choix du site d’observation sera particulièrement important, car le Soleil sera très bas sur l’horizon au moment de la totalité. Recherchez dès maintenant un emplacement offrant un horizon parfaitement dégagé vers l’ouest, loin des arbres, bâtiments ou reliefs. Une bonne reconnaissance du terrain en amont peut faire toute la différence. Dans un mois, chaque minute comptera pour profiter pleinement de ce spectacle céleste exceptionnel.