Le mois de mars offre plusieurs rendez-vous célestes remarquables : phénomènes planétaires, retour de Vénus dans le ciel du soir, début du Marathon de Messier, équinoxe de printemps et beaux rapprochements entre la Lune et des astres brillants. Autant d’occasions d’observer le ciel, à l’œil nu comme aux instruments.
🌗 Phases lunaires
🗓 Calendrier du mois
| Date | Événement | Heure | Conditions d’observation |
|---|---|---|---|
| 11 mars | Fin de la rétrogradation de Jupiter | – | A l’œil nu |
| 15 mars | Retour de Venus au couché du Soleil | – | A l’œil nu |
| 18 mars | Début de la période favorable du Marathon de Messier (voir Focus) | – | Lunettes / Telescopes |
| 20 mars | Très fin croissant de Lune (3,6%) | Début de nuit | A l’œil nu |
| 20 mars | Equinoxe de Printemps (voir Focus) | 15h46 | – |
| 26 mars | Rapprochement Lune / Jupiter | Début de nuit | A l’œil nu |
| 29 mars | Conjonction Lune / Regulus | 21h20 | Lunette |
🔍 Focus sur…
… le marathon de Messier
… l’équinoxe de printemps
🪐 Les planètes du mois :
Vénus, Jupiter, et Uranus
Ephémérides
01 mars 2026
15 mars 2026
31 mars 2026– Généré avec le logiciel Carte du Ciel –
✨ PORTRAIT D’ASTRONOME ✨
Charles Messier, le furet des comètes
Charles Messier est né le 26 juin 1730 à Badonviller, en Lorraine, dixième d’une famille de douze enfants. Son père, Nicolas Messier, maire de la ville, meurt en 1741 alors que Charles n’a que onze ans. Il est ensuite élevé par son frère aîné.
En 1744, la grande comète C/1743 X1 Klinkenberg-Chéseaux (devenue à la fin février l’objet le plus brillant du ciel après le Soleil et la Lune) impressionne profondément le jeune Messier et nourrit son intérêt pour l’astronomie.
À 21 ans, il part à Paris où il est engagé comme dessinateur au service de la Marine française. Il travaille avec Joseph-Nicolas Delisle, qui le forme à l’observation astronomique. Messier apprend à utiliser les instruments, à mesurer les positions célestes et à suivre les mouvements des astres. Il travaillera notamment à l’Observatoire de la Marine, installé à l’Hôtel de Cluny.
Il se spécialise dans la recherche des comètes. Entre 1760 et 1801, il en découvre une vingtaine en collaboration avec son assistant Pierre Méchain, ce qui lui vaut le surnom de « furet des comètes », attribué par le roi Louis XV.
En 1758, alors qu’il tente d’observer le retour de la comète de Halley, il remarque dans la constellation du Taureau un objet flou qui ne se déplace pas. Il s’agit de la nébuleuse du Crabe, qui devient alors, sous le nom de M1, le premier objet d’une liste destinée à éviter toute confusion avec les comètes.
En 1771, il épouse Marie-Françoise de Vermauchampt. Elle meurt peu après en donnant naissance à leur fils, qui décède également. Messier ne se remariera pas.
Il devient membre de la Royal Society de Londres en 1764, puis est admis à l’Académie des sciences en 1778. En 1806, il reçoit la Légion d’honneur des mains de Napoleon Bonaparte.
Charles Messier meurt à Paris le 12 avril 1817, à l’âge de 86 ans. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.






